SAVEURS

L'objectif de ce blog est de partager une expérience culinaire modeste avec des personnes qui ont la même passion que moi. Soyez les bienvenus sur ce blog

29 décembre 2008

Le Festival de L'olivier

En Tunisie, On est en pleine saison de la cueillette des olives. Samedi dernier, dans le cadre du festival de la Zitouna( l’olivier) de la ville de Kalaâ Kébira (au sahel tunisien), j’ai assisté à une journée de manifestations culturelles qui tournent autour de la cueillette des olives et de la fabrication de l’huile. Le cadre était magnifique et le soleil était au rendez-vous. Divers stands exposaient des produits naturels à base d’huile d’olive, les visiteurs avaient droit à une dégustation de différentes huiles produites dans la région.

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La cueillette est toujours vécue par les familles comme une fête, les proches et les enfants participent à cette activité surtout en période de vacances scolaires. On s'installe dans les oliveraies, on y passe la journée, on y mange ; y’a même des familles qui y campent lorsque les oliviers sont trop éloignés de leur domicile. La famille et les amis forment de petites caravanes, qui quittent le bourg ou le village dès l'aube avec tous les ustensiles nécessaires, portés par des ânes ou en voitures ces dernières années. Le matériel n'est pas compliqué : une échelle, de grandes toiles, des couffins, des bâts et des sacs. Les toiles sont étendues sous les arbres pour recevoir les olives qui tombent.

Les arboriculteurs soucieux du bon état de leurs arbres évitent de gauler les olives, opération qui mutile les branches. Ils arment leurs mains de petites cornes qu'ils mettent au bout des doigts. Avec ces griffes improvisées, ils donnent aux branches de vrais coups de peigne qui feront tomber les fruits. Mais avant d'être chargées, les olives sont triées et nettoyées. Il s'agit d'enlever les fruits trop verts, les morceaux de bois, les feuilles et les pierres, les olives sont ensuite mesurées avant d'être portées aux huileries. La première opération consiste à mettre les olives en pâte en les broyant. Les huileries traditionnelles en général, font usage pour écraser les olives, de cylindre en pierres, roulant sur un massif en maçonnerie élevé au-dessus du sol. La pression de l’huile se fait grâce  à des scourtins empilés au plus prés de la rotule. Le scourtin est une sorte de poche ronde en alfa, d'à peu prés un mètre de diamètre, dans laquelle on met la pâte provenant du moulin à olives.

                                             De la pâte d'olive             

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J’aurai pu aller dans une huilerie ( il y’a eu des visites organisées dans le cadre de ce festival) et prendre des photos pour mieux vous expliquer le processus de l’extraction de l’huile d’olive, mais j’a préféré photographier pour vous la façon la plus traditionnelle, c’est celle des femmes à la maison avec un moulin en pierre, et cette méthode est pour la plupart des familles la meilleure façon pour extraire une huile considérée comme un médicament traditionnel .Mon amie Moghrama a publié un billet sur l'olivier et l'huile d'olive en Tunisie  sur son magnifique blog, je vous invite à enrichir vos connaissances sur ce lien .

                   

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Je termine par la photo de l'olivier de mon jardin

et une autre photo du festival

                                                                  

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20 décembre 2008

Délicieux biscuits à la vanille

Rien de mieux qu’une boisson chaude accompagnée d’un bon biscuit fait maison pour lutter contre le froid et être bien à l'abri.

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J’aime bien faire  toute seule la  plupart  de mes biscuits et de mes gâteaux, mais je dois reconnaitre qu’il y’a une ou deux pâtisseries du côté de chez moi où je fais des achats en cas de besoin. J’achète souvent de magnifiques  biscuits dorés dans une pâtisserie à Monastir (à 22 km de Sousse), je n’ai jamais essayé de les faire, je ne connaissais pas la recette, le chef a son petit secret et aucune autre pâtisserie ne les fait, ils sont parfumés à la cannelle, à la vanille, parfois formés de deux couches superposées, fondants à la bouche, tout simplement magnifiques. Je les aime beaucoup, je les achète et je n’ai jamais pensé tomber sur la recette et élucider leur mystère. La semaine dernière, j’ai visité le marché de Nöel organisé par l’association des étrangers résidents à Sousse, j’ai profité pour faire quelques achats surtout dans des stands où les ventes sont destinées à aider des enfants malades ou des familles nécessiteuses, mais j’ai été contente de trouver dans l’un des stands de  vieux magasines de cuisine et c’est là où je suis tombée sur  un vieux numéro de « Diana, la pâtisserie facile » qui date de 1989. C’est un numéro spécial fêtes pour les petits fours, les pains d’épices, les sablés et les biscuits, ma joie fut immense quand j’ai feuilleté le numéro dont il est question et j’ai trouvé en photos les mêmes biscuits que j’ai toujours  achetés à la pâtisserie avec la recette détaillée, waooo !!! Je les ai essayés l’après midi même et j’ai pensé au pâtissier de Monastir qui pensait certainement être le  seul à avoir le secret d’une telle recette, je me suis dit qu’il devrait certainement avoir le même numéro du magasine que je venais d’avoir.

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Et comme j’aime bien partager, je vous fais un copié collé de la recette, n’hésitez pas à l’essayer, c’est un pur délice.

Ingrédients :

3 œufs

400 g de farine

1 sachet de levure

50 ml de lait

150 g de beurre

200 g de sucre

2 cuill à soupe de vanille liquide

  Pour dorer

1 jaune

1 cuill à soupe de lait

1 cuill à soupe de vanille liquide en poudre

1 cuill à café de sucre

Préparation :

Bien fouetter Le beurre et le sucre en pommade, ajouter les œufs un à un et bien mélanger, incorporer le lait et la vanille, puis la farine tamisée et la levure, on obtient une pâte homogène et souple. Laisser reposer 30 minutes.

Aplatir la pâte sur un plan de travail fariné (à 2mm) et faire des rondelles avec un emporte pièce rond, les aligner sur une plaque à pâtisserie ( moi j’ai utilisé du papier de cuisson)

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Préparer la dorure en mélangeant tous les ingrédients, mettre un peu plus de vanille liquide si vous préférez des biscuits bien dorés (les miens étaient un peu clairs, j’aurais dû en mettre plus, mais quand j’ai refait les biscuits une deuxième fois, j’ai mis du nescafé à la place de la vanille, comme la dorure des fekkas marocains et c’était plus beaux et plus foncée comme couleur), dorer les biscuits à l’aide d’un pinceau et laisser sécher un peu et rayer à l’aide d’une fourchette avant d’enfourner dans un four préalablement chauffé à 180°.Laisser refroidir et déguster avec un bon café ou un chocolat chaud comme l’a proposé ELo dans son commentaire.

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07 décembre 2008

aid_moubarak

Posté par geranium à 20:31 - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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